
Dans le cadre de la projection de son film, la réalisatrice, actrice et productrice Odo Mari a animé un échange avec des passionnés de cinéma, mettant l’accent sur l’accompagnement et l’encadrement des jeunes talents, notamment ceux de l’intérieur du pays.
Réalisatrice du long-métrage Y’a braquage au village, tourné à Bouaké, Odo Mari a expliqué que cette rencontre visait avant tout à partager son expérience avec la jeunesse et à les orienter dans leurs premiers pas dans le secteur cinématographique.

Face à un public attentif, elle a insisté sur la nécessité pour les aspirants acteurs et réalisateurs de créer eux-mêmes des opportunités, en s’appuyant sur les outils numériques. « Aujourd’hui, il est possible de produire ses propres contenus et de les diffuser sur les réseaux sociaux afin de se faire remarquer », a-t-elle conseillé.
Au-delà de l’initiative personnelle, la cinéaste a également souligné l’importance de la formation. Selon elle, le cinéma est un métier exigeant qui requiert un apprentissage rigoureux. Elle a ainsi invité les jeunes à se rapprocher des structures spécialisées pour bénéficier d’un encadrement, accéder à des informations utiles et participer à des castings.
Par ailleurs, Odo Mari a mis en lumière son film Yabraka au village, qu’elle présente comme une œuvre valorisant la culture baoulé. Véritable vitrine du patrimoine local, ce long-métrage se veut aussi un film identitaire pour la ville de Bouaké.

Elle a enfin lancé un appel à la mobilisation du public pour les projections prévues les 17 et 18, tout en indiquant réfléchir à une prolongation de l’affiche face à l’engouement déjà constaté.
À travers cette initiative, Odo Mari confirme son engagement en faveur de la promotion du cinéma ivoirien et de l’émergence d’une nouvelle génération de talents.
Par Adam Taleeb