
Le nouveau gouvernement ivoirien, formé le 23 janvier 2025, suscite de nombreuses réactions à Bouaké où la population exprime à la fois satisfaction et inquiétudes. Pour certains, comme l’étudiant Haïda El-Brahim, le ministre Amadou Koné « a fait une bonne tâche » notamment dans le domaine du transport, avec la décentralisation des bus de la Sotra vers Bouaké, Yamoussoukro et Korhogo, perçue comme un vecteur de développement local. Toutefois, il regrette le départ de la ministre Marietou de l’Éducation nationale, jugée compétente dans ses réformes depuis 2019.
D’autres, comme l’enseignant M’bra, saluent la formation du gouvernement et appellent à une reprise rapide des affaires, insistant sur l’amélioration du pouvoir d’achat et sur la nécessité pour le nouveau ministre de l’Éducation de répondre aux attentes des enseignants concernant les primes.
Coulibaly Ibrahim, quant à lui, interpelle directement le président et dénonce des ministres trop éloignés des réalités quotidiennes, appelant à des responsables proches du peuple et capables de résoudre le problème du chômage des jeunes, trop souvent cantonnés au moto-taxi et au petit commerce.
La reconduction du ministre Amadou Koné, originaire de Bouaké, est accueillie avec fierté par les habitants qui le surnomment « le capitaine », mais les préoccupations demeurent : la couverture médicale via la carte CMU est jugée insuffisante, l’emploi des jeunes reste une urgence, et la cohésion sociale doit être renforcée.
Entre attentes fortes et critiques, les Bouakéens espèrent que ce nouveau gouvernement traduira les infrastructures en véritables améliorations sociales, notamment en matière d’emploi, de santé et d’éducation, afin que « le peuple vive avec son gouvernement » et que les promesses de développement se concrétisent.
Par Adam Taleeb