
Face à la recrudescence des cas de grossesses en milieu scolaire dans le département de Béoumi, l’ONG Save Women a organisé, le vendredi 15 mai 2026, une journée de sensibilisation à l’endroit des élèves du lycée moderne de Bodokro. Cette initiative visait à informer les apprenants sur les conséquences des grossesses précoces et les moyens de prévention.
La cérémonie s’est déroulée dans la cour de l’établissement en présence d’autorités politiques, administratives et académiques, ainsi que d’une forte mobilisation des élèves. Selon les organisateurs, cette campagne fait suite à une enquête ayant révélé près d’une soixantaine de cas de grossesses enregistrés dans le département de Béoumi au cours de l’année scolaire.
Au total, une centaine d’élèves ont bénéficié de cette session de sensibilisation axée sur l’adoption de comportements responsables en matière de santé sexuelle, notamment l’importance de la prévention des grossesses non désirées et des infections sexuellement transmissibles.
Prenant la parole, la présidente de l’ONG Save Women, Konan N’Da Lorraine, a expliqué les motivations de cette action.
« Nous avons décidé de venir ici pour sensibiliser nos petits frères et petites sœurs sur les dangers des grossesses précoces vu le nombre important de grossesses enregistré cette année scolaire. Cette campagne vise à les amener à éviter les grossesses non désirées et à se concentrer sur leurs études afin de se construire un avenir meilleur », a-t-elle déclaré.
Elle a également insisté sur la nécessité pour les jeunes d’adopter des comportements responsables afin de préserver leur avenir scolaire et social.
Parrain de la cérémonie, l’honorable Kouamé Kouakou Maxime, député de Bodokro, a salué cette initiative tout en appelant les parents à jouer pleinement leur rôle dans l’encadrement des enfants.
« Cette sensibilisation est la bienvenue, car le sujet touche directement l’avenir de nos enfants et celui de l’école ivoirienne. Les parents doivent davantage suivre leurs enfants afin de les protéger contre certaines dérives », a-t-il exhorté.
Pour soutenir les élèves, le député a offert plusieurs dons, notamment l’impression gratuite des convocations des candidats aux examens de troisième et de terminale. Il a également annoncé la prise en charge des repas des élèves de troisième pendant les trois jours des compositions.
De son côté, le proviseur du lycée moderne de Bodokro, Coulibaly Jonas, a dressé un constat préoccupant concernant l’évolution du phénomène dans son établissement.
« L’année dernière, nous avons enregistré 14 cas de grossesses scolaires. Cette année, nous approchons déjà la vingtaine. Cette sensibilisation arrive donc à point nommé », a-t-il indiqué.
La rencontre a également été marquée par les témoignages de plusieurs élèves ayant vécu des grossesses en milieu scolaire. Les récits de Konan Aya Charnelle, élève en classe de seconde C et mère d’un garçon, ainsi que de Konan Marie Ange, actuellement enceinte, ont permis d’édifier davantage les participants sur les conséquences sociales et académiques de ce phénomène.