
À Bouaké, deuxième plus grande ville de Côte d’Ivoire, de nombreux quartiers restent privés d’électricité depuis trois jours, mettant les populations dans une situation particulièrement éprouvante.
Depuis le samedi 18 avril 2026, aux environs de 9 heures, plusieurs zones de la ville sont plongées dans le noir, sans qu’aucune communication officielle n’ait été faite pour expliquer cette interruption prolongée du courant. Une absence d’informations qui alimente l’inquiétude et l’incompréhension des habitants.
« Depuis samedi matin, nous n’avons plus d’électricité et nous ne savons pas vers qui nous tourner. C’est vraiment déplorable. Aucun communiqué ne nous a été adressé. Nous vivons dans le noir total. Tous les poissons et les condiments conservés au congélateur sont perdus », déplore dame Traoré K., visiblement affectée par la situation. Elle en appelle à la Compagnie ivoirienne d’électricité pour un rétablissement rapide du courant.
Le même désarroi est perceptible chez d’autres habitants, à l’image d’Hermann S., élève en classe de terminale en pleine préparation d’examen. « Pour réviser, je suis contraint de quitter mon quartier, Kamonoukro, pour me rendre chez des amis à Koko. Je rentre souvent tard, ce qui m’expose à des risques. J’espère que la situation sera vite réglée », confie-t-il.
Parmi les zones les plus touchées figurent Kamonoukro, une partie de Dar-Es-Salam, Djamourou, ainsi que plusieurs autres secteurs de la ville. Joint par téléphone, un responsable de la Compagnie ivoirienne d’électricité n’a pas été en mesure de fournir des explications immédiates, évoquant une indisponibilité temporaire.
En attendant, dans les quartiers concernés, les conditions de vie se dégradent de jour en jour, tandis que la patience des populations s’amenuise, dans l’espoir d’un retour rapide à la normale.
Par Adam Taleeb