
Bouaké, 16 décembre 2025 (Taleeb info) – Dans le cadre de la promotion d’une mémoire collective et de la consolidation de la paix durable en Côte d’Ivoire, le Réseau Action Justice et Paix (RAJP) a organisé la Journée Nationale du Souvenir et du Pardon à la salle de mariage de la mairie de Bouaké. L’événement a réuni enfants, jeunes, femmes, autorités locales, acteurs politiques, coutumiers et religieux, ainsi que des représentants des médias.

Fabrice Kouamé, secrétaire exécutif du RAJP, a rappelé au nom de la présidente que cette initiative s’inscrit dans les actions de l’ONG visant à renforcer la cohésion sociale. À cette occasion, une œuvre mémoriale a été symboliquement remise aux autorités de la ville. « En voyant ce tableau, chacun pourra se rappeler du passé, mieux se comporter dans le présent et appréhender l’avenir sans reproduire les erreurs qui ont fragilisé la Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré.

Silué Pegabila, 3e adjoint au maire de Bouaké, a insisté sur l’importance d’inculquer aux enfants et aux jeunes les valeurs de paix, de fraternité et de cohésion, en tirant les leçons des crises passées.« L’histoire doit servir aux jeunes générations pour cultiver la fraternité et éviter les erreurs du passé », a-t-il affirmé.

Octave Kouassi, Directeur régional de la Cohésion nationale et de la Solidarité, a salué l’initiative, soulignant qu’elle permet de partager l’histoire du pays, marquée par des douleurs mais aussi par des espoirs. « Sans les valeurs de solidarité, de pardon et d’estime de soi, nous ne pourrons construire l’Ivoirien nouveau, capable de bâtir la paix », a-t-il expliqué.

La cérémonie a également donné la parole aux plus jeunes. Un élève de 4e a rappelé l’appel du président Félix Houphouët-Boigny à pratiquer la paix : « C’est avec la paix que nous aurons le développement, l’harmonie et la tolérance. Je conseille à mes amis de toujours pratiquer la paix. »

Cette journée a permis aux participants élève, leaders politiques et religieux de réfléchir sur les crises vécues en Côte d’Ivoire et de reconnaître l’importance des sites de mémoire comme forme de réparation communautaire.
La Journée Nationale du Souvenir et du Pardon s’est voulue un moment de recueillement et d’engagement collectif pour une Côte d’Ivoire unie, paisible et prospère.
Par Adam Taleeb