
La section Lettre-Com du sous-comité 5 de l’AEEMCI (Association des Élèves et Étudiants Musulmans de Côte d’Ivoire) a organisé, ce mercredi, la première édition d’une activité baptisée « Résonance linguistique ». Objectif : éclairer les étudiants des filières Lettres modernes et Sciences du langage et de la communication sur les nombreuses opportunités professionnelles qui s’offrent à eux.
Souvent perçues comme des filières à « débouchés limités », les Lettres modernes sont généralement associées au seul métier d’enseignant, tandis que la communication renvoie presque systématiquement au journalisme. Une vision réductrice que les organisateurs entendent déconstruire.
Placée sous le thème « Les Lettres modernes et les Sciences du langage et de la communication : entre savoirs académiques et perspectives professionnelles », la rencontre a été animée par trois panélistes de qualité.

Dr Eba Axel Richard est intervenu sur les multiples avenues professionnelles qu’offre la filière Lettres modernes au-delà de l’enseignement : rédaction, communication, médiation culturelle, entre autres.
Dosso Tiefin Zoumana a, pour sa part, sensibilisé les étudiants à la place du militantisme dans le parcours universitaire et professionnel, insistant sur son rôle dans la préservation des valeurs et convictions.
Enfin, Dre Kouamé Konaté Aya Carelle Prisca a détaillé brièvement les divers métiers de la communication — relations publiques, production médiatique, communication digitale — soulignant la richesse et la modernité d’un secteur en pleine évolution.
À l’issue des échanges, plusieurs allocutions ont été prononcées. Le représentant du secrétariat régional AEEMCI de Gbêkê, M. Zongo Bilal, ainsi que ses collaborateurs, ont salué une initiative jugée « pertinente et prometteuse ». Le vice-président du sous-comité a également encouragé la section pour le dynamisme qu’elle manifeste.

Le président de la section Lettre-Com, Diomandé Hibrahim (Licence 3), a rappelé la finalité de cette activité :
« Nous voulons montrer aux nouveaux étudiants, comme aux anciens, que nos filières ne se limitent pas à l’enseignement ou au journalisme. Il existe une pluralité d’opportunités dans le monde professionnel, et il est important de faire évoluer les mentalités. »
Cette première édition de « Résonance linguistique » entend ainsi ouvrir la voie à de nouvelles actions de sensibilisation, afin de valoriser davantage les filières littéraires et de communication au sein de l’université.
Par Noura Cisse